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<div id='slidertitre'><h1 title='Actualité : Concours de la nouvelle, c'est reparti !'>Actualité : Concours de la nouvelle, c'est reparti !</h1></div><div id='slidertexte'>Date : 2017-09-17<p>Pour la quatrième année, l’association SEL organise un concours de nouvelles. Celui-ci s’adresse aux lycéens et aux étudiants (CPGE ou licence). Vous avez jusqu’au 14 mars 2018 pour envoyer vos textes sur le site de SEL (<a href="http://www.sel.asso.fr/concours.php">page concours</a>). Une seule contrainte : votre texte doit avoir un rapport, même distancié, avec l’antiquité grecque ou romaine. De nombreux prix sont à gagner (remise des prix à l’Institut de France) et les meilleurs textes seront publiés dans le magazine <em>Phosphore</em> et sur le site de SEL. <br/>Pour tout renseignement : sauvegarde.ens@orange.fr </p></div><a href='actualite.php?id=84' id='lirelasuite'>Lire la suite</a> <div id='slidertitre'><h1 title='Actualité : Interview des lauréats 2017 du prix Jacqueline de Romilly'>Actualité : Interview des lauréats 2017 du prix Jacqueline de Romilly</h1></div><div id='slidertexte'>Date : 2017-07-12<p>Vous trouverez sur <a href="http://www.aibl.fr/videotheque/fondations-539/prix-et-fondations-2017/?v=2256">le site de l'AIBL</a> les interviews des trois lauréats de notre concours. Ce sera peut-être vous l'an prochain ? </p></div><a href='actualite.php?id=83' id='lirelasuite'>Lire la suite</a> <div id='slidertitre'><h1 title='Actualité : Rendez-vous à l'Élysée'>Actualité : Rendez-vous à l'Élysée</h1></div><div id='slidertexte'>Date : 2017-06-17<p>SEL a rencontré M. Thierry Coulhon, conseiller Enseignement supérieur, Recherche et Innovation à la Présidence de la République, à l'Élysée le mercredi 21 juin 2017. Voici le compte rendu de cette audience, à laquelle étaient aussi présentes les associations APFLA-CPL, APLAES, APLettres, CNARELA et SLL. <br/>Au nom des associations littéraires qui sont réunies et agissent ensemble depuis les premières annonces de la réforme du collège, François Martin, président de la CNARELA, remercie le Président de la République d’avoir répondu favorablement, avec diligence, à la demande d’audience commune des associations professionnelles représentant un très grand nombre de collègues du secondaire et du supérieur. Il rappelle que trois demandes d’audiences ont été envoyées à l’ancien Président de la République, François Hollande, qui n’a jamais reçu nos associations et a toujours renvoyé les courriers   à la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Nous voyons donc dans cette première rencontre un changement certain qui, nous l’espérons, sera accompagné de mesures sérieuses et efficaces pour l’enseignement des langues anciennes et du français dans l’école de la République. Thierry Coulhon précise que le Président de la République a tenu à nous recevoir car ses engagements pour l’éducation dans sa campagne étaient clairs. Il nous précise qu’un conseiller en charge de l’enseignement secondaire sera nommé prochainement. Il s’engage à faire part de nos échanges à cette personne.<br/>François Martin propose d’aborder en premier lieu le collège, en particulier la réforme de 2016 et la publication du nouvel arrêté du 16 juin 2017, puis le lycée et l’enseignement supérieur (CPGE, université et concours) avant de conclure sur les propositions que souhaitent soumettre les associations.<br/><strong>I. Collège</strong><br/>François Martin rappelle brièvement la situation des langues anciennes dans l’enseignement secondaire avant la réforme, leur statut de disciplines optionnelles, présentes dans les grilles horaires, en théorie ouvertes à tous, selon les textes officiels, mais en réalité mises à mal par des horaires non fléchés et les positions hiérarchiques, souvent dogmatiques, qui entravent l’action des professeurs, des élèves et des familles. Il aborde ensuite la réforme du collège de 2016, véritable travail de sape des enseignements de langues anciennes. Les combats menés par nos associations ont permis de sauvegarder quelques heures via des 'enseignements de complément' en latin et en grec ancien, qui n’étaient pas prévus dans les premières annonces. <br/>La réforme n’a pas été l’occasion d’en finir avec les difficultés administratives que rencontrent les langues anciennes, malgré les interventions de la CNARELA depuis de nombreuses années, comme celles des associations présentes : les horaires ne sont toujours pas fléchés, les enseignements de latin et de grec ancien sont toujours mis en concurrence avec d’autres dispositifs pris sur la marge horaire. Le 16 juin 2017, un nouvel arrêté a été pris par le nouveau ministre, Jean-Michel Blanquer. Cet arrêté témoigne manifestement d’un changement d’orientation dans la politique éducative par rapport au dernier quinquennat. Nous nous en félicitons et prenons acte de la volonté de redonner leur place légitime aux langues anciennes dans la scolarité et de proposer une première traduction de l’un des engagements du Président de la République à ce sujet. Cependant, vu la date à laquelle cet arrêté a été publié, nos inquiétudes subsistent : la rentrée est préparée depuis longtemps dans les établissements et un tel texte crée l’effet inverse de celui que l’on pourrait espérer. Nous pouvons, entre autres, donner l’exemple d’une collègue de l’académie de Créteil, qui a déjà dû faire face à des refus d’inscription en latin l’année dernière et se retrouve dans une situation identique cette année, malgré le soutien de son chef d’établissement car le rectorat refuse d’accorder une dotation horaire spécifique, pourtant signalée à l’art. 5 de l’arrêté. Dans d’autres cas, les chefs d’établissement refusent de revoir les DHG votées en mars. La concurrence avec les dédoublements de classes ou les autres disciplines optionnelles ajoute encore du désordre après une année très éprouvante pour nos collègues et nous le déplorons.<br/>François Martin rappelle que plusieurs de nos associations ont demandé une audience au ministère de l’Éducation nationale et souhaitent rencontrer le ministre dès que possible pour mettre en place des moyens réels qui redonnent aux professeurs de Lettres classiques la possibilité de faire leur travail dans les meilleures conditions. L’arrêté ne règle pas de nombreux problèmes que nous évoquons, en particulier les tournures telles que 'dans la limite de', dont l’interprétation reste incertaine.<br/>Nous demandons donc :<br/>- des textes très clairs, lisibles par tous sans qu’ils puissent prêter à des interprétations divergentes. Nous rappelons que la DGESCO et le Cabinet n’avaient pas du tout la même lecture de l’expression 'dans la limite de' de l’ancien décret, l’une signalant qu’il était possible de faire moins que l’horaire maximum prévu, l’autre disant qu’il n’y avait pas de négociation sur l’horaire présenté dans l’arrêté, seul argument repris dans un compte rendu d’audience qui a permis à la plupart de nos collègues de conserver les horaires présentés (1h-2h-2h) ;<br/>- le retour aux grilles officielles prévues par les arrêtés publiés au JORF du 10/2/2002 (5e et 4e) et du 7/6/2004 (3e), puisque, selon le dernier arrêté, le latin et le grec sont bien redevenus des 'enseignements optionnels'. Les parents et les élèves doivent pouvoir lire clairement quels dispositifs sont offerts, pour tous, sur l’ensemble du territoire ;<br/>- des horaires fléchés, pour que les enseignements de latin et de grec  ancien ne dépendent définitivement plus du bon vouloir des chefs d’établissement et des situations locales. Seule une politique volontariste permettra d’engager une diffusion plus large des langues anciennes, comme cela fut le cas en 1996 lors de l’ouverture  du latin en 5e, ou encore lors de l’augmentation à 3 du coefficient au baccalauréat, mesures prises après intervention de la CNARELA qui ont immédiatement entraîné des hausses des effectifs ;<br/>- des horaires décents, qui commencent à refaire leur apparition, en 4e et 3e. Nous nous interrogeons sur l’absence de prise en considération de l’horaire de 5e, resté à 1h, alors qu’il est prioritaire pour nos collègues (la CNARELA remet à ce sujet les motions votées en assemblée générale) ;<br/>- l’accès pour tous ceux qui le souhaitent, mentionné dans les anciens textes, doit l’être aujourd’hui aussi, mais il doit surtout être appliqué effectivement. On doit donner aux professeurs les moyens de faire leur travail : enseigner les disciplines pour lesquelles ils ont été recrutés, sans avoir constamment à se battre contre l’institution qui les emploie. Les élèves les plus défavorisés doivent être mieux considérés et il faut cesser d’interdire à des élèves dits en difficulté de retrouver confiance en eux avec les langues anciennes. SEL suggère qu’une initiation au latin soit proposée dès la 6e dans les zones défavorisées. <br/>Thierry Coulhon entend nos remarques et prend note des difficultés soulevées. Il indique que l’arrêté a été pris pour montrer l’engagement du nouveau gouvernement dans une politique éducative différente et précise que les mois qui viennent permettront des discussions. Il nous assure qu’on sort du discours sur l’élitisme des langues anciennes.<br/><strong>II. Lycée</strong><br/>François Martin fait ensuite part des résultats d’un sondage récent proposé par la CNARELA et les ARELA au niveau du lycée : trop de lycées ne respectent pas les textes officiels sur les horaires ; les difficultés qu’on rencontre au collège sur les moyens alloués sont les mêmes, puisque ces horaires doivent être pris sur la marge. Les regroupements de niveaux empêchent les élèves de progresser normalement et les inégalités le jour de l’examen peuvent être très grandes, ce qui est inacceptable. La série technologique est ensuite abordée. Nous informons que les élèves de cette série ne peuvent toujours pas présenter les options de latin et de grec ancien au baccalauréat, alors qu’ils en avaient la possibilité avant la réforme <br/>Châtel. Ce point n’est toujours pas réglé. Concernant la mise à disposition, pour les examinateurs, des listes de bac en langues anciennes quelques jours avant l’épreuve, l’ancien ministère a apporté des réponses atterrantes aussi bien au niveau de la DGESCO <br/>(Florence Robine parlant de non-respect d’anonymat à l’oral), qu’au niveau du cabinet, (Agathe Cagé n’ayant pas connaissance des textes qui concernent les listes de français diffusées avant les épreuves, pourtant accessibles par simple lecture du Bulletin Officiel).<br/>Romain Vignest, président de l’APLettres, souligne le rôle crucial de la  classe de 2de et signale l’éparpillement des enseignements dans ce niveau. Il demande qu’une réflexion soit réellement engagée sur la formation intellectuelle des lycéens et la place que doivent occuper les disciplines pour diffuser des éléments aujourd’hui dispersés dans des enseignements d’exploration, qui sont pour la plupart, non pas des disciplines, mais des thématiques pouvant être abordées dans le cadre du cours disciplinaire. Ces enseignements, d'exploration, dont <br/>l'intérêt réel doit être évalué, font une concurrence parfois très discutable aux disciplines avérées et intellectuellement éprouvées que sont les langues anciennes, que les élèves abandonnent trop souvent à l'entrée au lycée pour s'assurer, à travers l'enseignement d'exploration choisi, d'être dans une 'bonne' classe de 2de et poser une option sur leur future 1re. Or, du maintien, de la 3e à la 2de, d'un vivier important de latinistes et d'hellénistes, dépend en outre la place que l'on pourra envisager pour les langues anciennes en série littéraire. <br/>Florence de Caigny, vice-présidente de l’APFLA-CPL, rappelle un constat : très peu d’élèves de la série L étudient une langue ancienne, or beaucoup d’étudiants de CPGE littéraires (où une langue ancienne est obligatoire en hypokhâgne AL, ou en hypokhâgne Chartes) proviennent de la filière L. Les étudiants grands débutants sont donc de plus en plus nombreux. Elle souligne, plus généralement, les difficultés rencontrées alors en raison du défaut de maîtrise de la langue et de la grammaire françaises : il est urgent que cette maîtrise redevienne une priorité.<br/>Estelle Manceau, trésorière de SLL, précise que les horaires de français au lycée, au collège et également dans le primaire, n’ont cessé de diminuer depuis des années pour être remplacés par des dispositifs qui ne permettent pas aux élèves d’acquérir les connaissances suffisantes pour maîtriser la langue. Elle fait aussi part du discours de culpabilisation tenu en cas de faible effectif en CPGE par certains personnels de direction qui opposent les enseignants les uns aux autres : les langues anciennes sont accusées de consommer des heures pour trop peu d’élèves au détriment des classes plus nombreuses. De telles positions n’encouragent pas le développement de la filière classique.<br/>Monique Trédé, présidente de SEL, demande que l’on se penche sérieusement sur l’enseignement du français, terriblement mis à mal ces dernières années. Elle s’interroge sur le rôle de l’Inspection générale qui a été totalement muette sur la réforme, qu’il s’agisse de l’organisation des enseignements ou des programmes. Elle demande qu’on en finisse avec l’hypocrisie du système et que la langue française redevienne une priorité. Le but premier de l’école est l’acquisition des savoirs. Pour déceler les talents et fournir à tous des bases suffisantes, les efforts portant sur le primaire sont fondamentaux. L’allègement perpétuel des programmes ne favorise nullement l’égalité des chances. Le savoir doit être remis au centre de l’école et les efforts sur le primaire doivent être considérables.<br/>Romain Vignest ajoute que, de l'enseignement de la grammaire à l'école primaire à la politique francophone de la France en passant par la place des langues anciennes au collège et au lycée, c'est la vitalité et le rayonnement de la langue française qui sont en jeu. Thierry Coulhon note le poids de l'argument.<br/>Marie-Rose Guelfucci, présidente de l’APLAES, insiste sur la lisibilité dans le parcours collège-lycée-université : elle attire l’attention sur ce qui est proposé dans les établissements privés qui suppléent les manques du public. Elle dénonce le tarissement des pôles littéraires à l’heure actuelle dans les universités et, pour les langues anciennes, le risque imminent d’un manque de professeurs de latin et de grec, faute de candidats en nombre suffisant dans les filières du supérieur, car on rend les parcours difficiles dans le secondaire public et l’on ne soutient pas suffisamment les disciplines littéraires dans les universités. Les étudiants peuvent commencer les deux langues anciennes à l’université aujourd’hui. Elle réaffirme le besoin d’une volonté politique pour soutenir les langues anciennes. Pour éviter des moyens extrêmes (formation accélérée de professeurs de latin, par exemple, venant d’autres disciplines) qui viseraient à pallier le manque de professeurs de latin à un moment où l’enseignement des langues anciennes retrouve une véritable place, il faut repenser les formations universitaires pour les Lettres modernes notamment, qui peuvent parfois être amenés à enseigner le latin sans l’avoir présenté au CAPES (puisque cette langue n’est qu’une option parmi d’autres, et seulement à l’oral), voire, dans certains cas, sans l’avoir véritablement étudié dans leur cursus. Par ailleurs, l’opinion pense trop souvent que les formations Lettres classiques ont été fermées ou n’existent plus. Marie-Rose Guelfucci donne l’exemple du rassemblement 'Odyssée 24' qui, à l’occasion du Festival européen Latin Grec, a finalement eu lieu dans le monde entier pour lire un chant de l’Odyssée d’Homère, au choix, le 24 mars à 10h. Reprise dans le cadre de l’opération 'Lettres hors les murs' lancée par l’APLAES pour faire connaître à l’extérieur de l’université les formations littéraires (lectures, points d’information, points recherche) cette manifestation a, comme d’autres, suscité l’intérêt et la curiosité des auditeurs, qui ont posé des questions sur des formations qu’ils pensaient disparues. Nous avons besoin de retrouver plus de visibilité et un vrai soutien politique. <br/>Thierry Coulhon sait que la filière est fragile. Le changement devrait pourtant être favorable à nos disciplines. Quand on s’intéresse aux grandes universités des autres pays, telles Oxford ou Columbia, les départements de <em>classics</em> sont incontournables. Nous insistons sur le lycée : les cours de latin et de grec ancien au lycée sont les seuls moments où les filières sont mélangées entres elles et n’ont pas de cours spécifique à leur dominante. L’échange entre élèves n’en est que plus intéressant car les points de vue ne sont pas les mêmes. Il faut garder cette spécificité. Nous mettons en avant également une réflexion nécessaire sur la filière littéraire : la précédente réforme, censée la revaloriser, a été un échec cuisant. Il faut poser les bases d’un nouveau parcours littéraire solide qui assure de nombreux débouchés dans le supérieur.<br/><strong>III. Supérieur</strong><br/>Florence de Caigny rappelle qu’une langue ancienne est obligatoire en CPGE AL, en plus de l’heure de culture antique. Les étudiants sont de plus en plus rares à choisir l’option Lettres classiques à l’issue de l’hypokhâgne car les formations du secondaire ne sont pas suffisamment assurées pour permettre de créer un vivier important de candidats et les étudiants sont trop souvent grands débutants dans les deux langues anciennes. Par voie de conséquence, la recherche et l’enseignement en souffrent.<br/>Estelle Manceau souligne que la situation est particulièrement cruciale dans les petites CPGE : la seule option 'lettres classiques' en khâgne dans le 93 a des difficultés de recrutement, car de nombreux élèves n’ont étudié aucune des deux langues anciennes dans le pré-bac. <br/>Marie-Rose Guelfucci signale les difficultés qu’entraîne l’éloignement des formations pour les étudiants et les incertitudes sur le maintien des filières qui les font s’inscrire en Lettres modernes parfois ou dans d’autres disciplines. Les bourses ne sont pas non plus suffisantes. Il faut garder une offre importante sur tout le territoire : ce ne sont pas seulement les filières de Lettres classiques qui sont en jeu et le vivier de chercheurs en langues anciennes, mais toutes les disciplines qui ont fondamentalement besoin du latin et du grec dans leur cursus et en recherche (histoire ancienne, histoire de l’art, philosophie, droit). Elle fait part des difficultés des chercheurs, jeunes et moins jeunes, souvent très brillants, pour obtenir un poste dans le supérieur, faute de moyens des universités (postes et chaires de latin et de grec, même internationalement reconnues, supprimées ou redéployées dans d’autres disciplines). Elle mentionne la place trop relative faite aux SHS dans les projets d’excellence (hors projets blancs). <br/>Monique Trédé évoque le CNRS et les dispositifs de détachement qu’il permet, dispositifs qui, en lettres et sciences humaines sont souvent plus utiles que des postes pérennes.<br/>Thierry Coulhon rappelle que l’université se gère elle-même. Les universités ne peuvent pas aujourd’hui ne pas tenir compte des effectifs mais elles peuvent aussi faire des choix. Thierry Coulhon évoque les grands pôles qui permettent de favoriser des disciplines à l’intérieur de l’université. Il revient sur les propos de Monique Trédé et assure que la place du primaire et le savoir au centre de l’école sont au coeur des préoccupations du Président de la République et du ministre.<br/>François Martin souligne que dans les concours, l’agrégation de grammaire et l’agrégation de Lettres classiques indépendante sont maintenues mais le CAPES de Lettres classiques a été absorbé dans un CAPES de Lettres à options, qui fait disparaître progressivement la formation classique. L’APLAES comme la CNARELA avec le soutien des autres associations demandent le rétablissement du CAPES de Lettres classiques indépendant (la CNARELA et l’APLAES ont d’ailleurs voté plusieurs motions à ce sujet). Marie-Rose Guelfucci précise qu’une réflexion sur les parcours des étudiants de Lettres doit être engagée, en particulier autour de la question du latin. <br/>Florence de Caigny intervient enfin sur l’agrégation ouverte aux docteurs, qui, en section Lettres modernes, ne comprend aucune épreuve de latin alors que l’agrégation externe impose une version. Elle signale l’absence de toute agrégation de Lettres classiques dans cette nouvelle voie d’accès, absence discriminante pour les docteurs en latin ou en grec.<br/><strong>Propositions</strong><br/>François Martin rappelle que les associations présentes ont pour but premier de  promouvoir les enseignements de grec ancien, de latin et de français mais que  les nombreuses attaques les obligent souvent à avoir une position défensive. Il reprend les propositions déjà présentées à l’ancien gouvernement, qui ne les a aucunement étudiées :<br/>- un horaire revu de français dans l’ensemble de la scolarité en général, et en 6e en particulier où il faudrait consacrer 1h par semaine à la culture antique et aux langues qui la transmettent (en lien avec les thèmes d’histoire, entre autres) ; l’APLettres demande plus précisément une heure de latin pour tous dès ce niveau où l’enseignement de la grammaire flexionnelle vienne appuyer celui des fonctions et l’enseignement des racines celui du lexique français ;<br/>- un enseignement du latin accessible à tous ceux qui le souhaitent en 5e, poursuivi sur l’ensemble du cycle 4 (5e, 4e, 3e) ;<br/>- un enseignement du grec ancien ouvert dès la 4e (ou un horaire qui laisse une liberté sur le cycle 4 pour être modulé en fonction des projets locaux) ;<br/>- faciliter l’accès aux langues anciennes au lycée et simplifier les parcours des élèves des différentes séries qui prennent ces options et ouvrir de nouvelles perspectives pour une filière littéraire qui soit renforcée ; <br/>- que nos associations, les plus représentatives dans l’enseignement littéraire, soient associées aux futures réflexions pour les aménagements au collège, au lycée et dans le supérieur. Tous les collègues doivent être consultés. Nous n’acceptons plus les groupuscules formés d’'experts', qui trop souvent ne sont plus devant les élèves et ne tiennent aucun compte des remarques des professeurs qui sont sur le terrain. <br/>Thierry Coulhon transmettra nos remarques à Christophe Kerrero, directeur de Cabinet du ministre.<br/>Romain Vignest remet l’Appel de l’APLettres pour l’avenir des langues anciennes, signé par de nombreuses personnalités éminentes et nos associations en mai 2015. L’audience se termine à 16h30.</p></div><a href='actualite.php?id=82' id='lirelasuite'>Lire la suite</a> <div id='slidertitre'><h1 title='Actualité : Résultats du concours !'>Actualité : Résultats du concours !</h1></div><div id='slidertexte'>Date : 2017-05-18<p>Le jury a rendu son verdict et nous sommes heureux de vous annoncer qu'ont été récompensés : <br/>- dans la catégorie lycée : <strong>Jade Rosine</strong> (1er prix) et <strong>Caroline Lebreux, Mayalen de Vergnette, Emilie Nowacki</strong> et <strong>Noémie Helbling</strong> (accessits) ; <br/>- dans la catégorie CPGE : <strong>Coralie Chapiteau</strong> et <strong>Emile Blanc</strong> (1er prix ex-aequo) et <strong>Théo Décamps, Mathilde Dutreuilh</strong> et <strong>Simon Zytka</strong> (accessits). <br/>Retrouvez toutes les informations sur notre <a href="http://www.sel.asso.fr/concours.php">page Concours</a>.</p></div><a href='actualite.php?id=81' id='lirelasuite'>Lire la suite</a>

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2017/09/17 - Concours de la nouvelle, c'est reparti !

Pour la quatrième année, l’association SEL organise un concours de nouvelles. Celui-ci s’adresse aux lycéens et aux étudiants (CPGE ou licence). Vous avez jusqu’au 14 mars 2018 pour envoyer vos textes sur le site de SEL (page concours). Une seule contrainte : votre texte doit avoir un rapport, même distancié, avec l’antiquité grecque ou romaine. De nombreux prix sont à gagner (remise des prix à l’Institut de France) et les meilleurs textes seront publiés dans le magazine Phosphore et sur le site de SEL.
Pour tout renseignement : sauvegarde.ens@orange.fr

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2017/07/12 - Interview des lauréats 2017 du prix Jacqueline de Romilly

Vous trouverez sur le site de l'AIBL les interviews des trois lauréats de notre concours. Ce sera peut-être vous l'an prochain ?

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2017/06/17 - Rendez-vous à l'Élysée

SEL a rencontré M. Thierry Coulhon, conseiller Enseignement supérieur, Recherche et Innovation à la Présidence de la République, à l'Élysée le mercredi 21 juin 2017. Voici le compte rendu de cette audience, à laquelle étaient aussi présentes les associations APFLA-CPL, APLAES, APLettres, CNARELA et SLL.
Au nom des associations littéraires qui sont réunies et agissent ensemble depuis les premières annonces de la réforme du collège, François Martin, président de la CNARELA, remercie le Président de la République d’avoir répondu favorablement, avec diligence, à la demande d’audience commune des associations professionnelles représentant un très grand nombre de collègues du secondaire et du supérieur. Il rappelle que trois demandes d’audiences ont été envoyées à l’ancien Président de la République, François Hollande, qui n’a jamais reçu nos associations et a toujours renvoyé les courriers à la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Nous voyons donc dans cette première rencontre un changement certain qui, nous l’espérons, sera accompagné de mesures sérieuses et efficaces pour l’enseignement des langues anciennes et du français dans l’école de la République. Thierry Coulhon précise que le Président de la République a tenu à nous recevoir car ses engagements pour l’éducation dans sa campagne étaient clairs. Il nous précise qu’un conseiller en charge de l’enseignement secondaire sera nommé prochainement. Il s’engage à faire part de nos échanges à cette personne.
François Martin propose d’aborder en premier lieu le collège, en particulier la réforme de 2016 et la publication du nouvel arrêté du 16 juin 2017, puis le lycée et l’enseignement supérieur (CPGE, université et concours) avant de conclure sur les propositions que souhaitent soumettre les associations.
I. Collège
François Martin rappelle brièvement la situation des langues anciennes dans l’enseignement secondaire avant la réforme, leur statut de disciplines optionnelles, présentes dans les grilles horaires, en théorie ouvertes à tous, selon les textes officiels, mais en réalité mises à mal par des horaires non fléchés et les positions hiérarchiques, souvent dogmatiques, qui entravent l’action des professeurs, des élèves et des familles. Il aborde ensuite la réforme du collège de 2016, véritable travail de sape des enseignements de langues anciennes. Les combats menés par nos associations ont permis de sauvegarder quelques heures via des 'enseignements de complément' en latin et en grec ancien, qui n’étaient pas prévus dans les premières annonces.
La réforme n’a pas été l’occasion d’en finir avec les difficultés administratives que rencontrent les langues anciennes, malgré les interventions de la CNARELA depuis de nombreuses années, comme celles des associations présentes : les horaires ne sont toujours pas fléchés, les enseignements de latin et de grec ancien sont toujours mis en concurrence avec d’autres dispositifs pris sur la marge horaire. Le 16 juin 2017, un nouvel arrêté a été pris par le nouveau ministre, Jean-Michel Blanquer. Cet arrêté témoigne manifestement d’un changement d’orientation dans la politique éducative par rapport au dernier quinquennat. Nous nous en félicitons et prenons acte de la volonté de redonner leur place légitime aux langues anciennes dans la scolarité et de proposer une première traduction de l’un des engagements du Président de la République à ce sujet. Cependant, vu la date à laquelle cet arrêté a été publié, nos inquiétudes subsistent : la rentrée est préparée depuis longtemps dans les établissements et un tel texte crée l’effet inverse de celui que l’on pourrait espérer. Nous pouvons, entre autres, donner l’exemple d’une collègue de l’académie de Créteil, qui a déjà dû faire face à des refus d’inscription en latin l’année dernière et se retrouve dans une situation identique cette année, malgré le soutien de son chef d’établissement car le rectorat refuse d’accorder une dotation horaire spécifique, pourtant signalée à l’art. 5 de l’arrêté. Dans d’autres cas, les chefs d’établissement refusent de revoir les DHG votées en mars. La concurrence avec les dédoublements de classes ou les autres disciplines optionnelles ajoute encore du désordre après une année très éprouvante pour nos collègues et nous le déplorons.
François Martin rappelle que plusieurs de nos associations ont demandé une audience au ministère de l’Éducation nationale et souhaitent rencontrer le ministre dès que possible pour mettre en place des moyens réels qui redonnent aux professeurs de Lettres classiques la possibilité de faire leur travail dans les meilleures conditions. L’arrêté ne règle pas de nombreux problèmes que nous évoquons, en particulier les tournures telles que 'dans la limite de', dont l’interprétation reste incertaine.
Nous demandons donc :
- des textes très clairs, lisibles par tous sans qu’ils puissent prêter à des interprétations divergentes. Nous rappelons que la DGESCO et le Cabinet n’avaient pas du tout la même lecture de l’expression 'dans la limite de' de l’ancien décret, l’une signalant qu’il était possible de faire moins que l’horaire maximum prévu, l’autre disant qu’il n’y avait pas de négociation sur l’horaire présenté dans l’arrêté, seul argument repris dans un compte rendu d’audience qui a permis à la plupart de nos collègues de conserver les horaires présentés (1h-2h-2h) ;
- le retour aux grilles officielles prévues par les arrêtés publiés au JORF du 10/2/2002 (5e et 4e) et du 7/6/2004 (3e), puisque, selon le dernier arrêté, le latin et le grec sont bien redevenus des 'enseignements optionnels'. Les parents et les élèves doivent pouvoir lire clairement quels dispositifs sont offerts, pour tous, sur l’ensemble du territoire ;
- des horaires fléchés, pour que les enseignements de latin et de grec ancien ne dépendent définitivement plus du bon vouloir des chefs d’établissement et des situations locales. Seule une politique volontariste permettra d’engager une diffusion plus large des langues anciennes, comme cela fut le cas en 1996 lors de l’ouverture du latin en 5e, ou encore lors de l’augmentation à 3 du coefficient au baccalauréat, mesures prises après intervention de la CNARELA qui ont immédiatement entraîné des hausses des effectifs ;
- des horaires décents, qui commencent à refaire leur apparition, en 4e et 3e. Nous nous interrogeons sur l’absence de prise en considération de l’horaire de 5e, resté à 1h, alors qu’il est prioritaire pour nos collègues (la CNARELA remet à ce sujet les motions votées en assemblée générale) ;
- l’accès pour tous ceux qui le souhaitent, mentionné dans les anciens textes, doit l’être aujourd’hui aussi, mais il doit surtout être appliqué effectivement. On doit donner aux professeurs les moyens de faire leur travail : enseigner les disciplines pour lesquelles ils ont été recrutés, sans avoir constamment à se battre contre l’institution qui les emploie. Les élèves les plus défavorisés doivent être mieux considérés et il faut cesser d’interdire à des élèves dits en difficulté de retrouver confiance en eux avec les langues anciennes. SEL suggère qu’une initiation au latin soit proposée dès la 6e dans les zones défavorisées.
Thierry Coulhon entend nos remarques et prend note des difficultés soulevées. Il indique que l’arrêté a été pris pour montrer l’engagement du nouveau gouvernement dans une politique éducative différente et précise que les mois qui viennent permettront des discussions. Il nous assure qu’on sort du discours sur l’élitisme des langues anciennes.
II. Lycée
François Martin fait ensuite part des résultats d’un sondage récent proposé par la CNARELA et les ARELA au niveau du lycée : trop de lycées ne respectent pas les textes officiels sur les horaires ; les difficultés qu’on rencontre au collège sur les moyens alloués sont les mêmes, puisque ces horaires doivent être pris sur la marge. Les regroupements de niveaux empêchent les élèves de progresser normalement et les inégalités le jour de l’examen peuvent être très grandes, ce qui est inacceptable. La série technologique est ensuite abordée. Nous informons que les élèves de cette série ne peuvent toujours pas présenter les options de latin et de grec ancien au baccalauréat, alors qu’ils en avaient la possibilité avant la réforme
Châtel. Ce point n’est toujours pas réglé. Concernant la mise à disposition, pour les examinateurs, des listes de bac en langues anciennes quelques jours avant l’épreuve, l’ancien ministère a apporté des réponses atterrantes aussi bien au niveau de la DGESCO
(Florence Robine parlant de non-respect d’anonymat à l’oral), qu’au niveau du cabinet, (Agathe Cagé n’ayant pas connaissance des textes qui concernent les listes de français diffusées avant les épreuves, pourtant accessibles par simple lecture du Bulletin Officiel).
Romain Vignest, président de l’APLettres, souligne le rôle crucial de la classe de 2de et signale l’éparpillement des enseignements dans ce niveau. Il demande qu’une réflexion soit réellement engagée sur la formation intellectuelle des lycéens et la place que doivent occuper les disciplines pour diffuser des éléments aujourd’hui dispersés dans des enseignements d’exploration, qui sont pour la plupart, non pas des disciplines, mais des thématiques pouvant être abordées dans le cadre du cours disciplinaire. Ces enseignements, d'exploration, dont
l'intérêt réel doit être évalué, font une concurrence parfois très discutable aux disciplines avérées et intellectuellement éprouvées que sont les langues anciennes, que les élèves abandonnent trop souvent à l'entrée au lycée pour s'assurer, à travers l'enseignement d'exploration choisi, d'être dans une 'bonne' classe de 2de et poser une option sur leur future 1re. Or, du maintien, de la 3e à la 2de, d'un vivier important de latinistes et d'hellénistes, dépend en outre la place que l'on pourra envisager pour les langues anciennes en série littéraire.
Florence de Caigny, vice-présidente de l’APFLA-CPL, rappelle un constat : très peu d’élèves de la série L étudient une langue ancienne, or beaucoup d’étudiants de CPGE littéraires (où une langue ancienne est obligatoire en hypokhâgne AL, ou en hypokhâgne Chartes) proviennent de la filière L. Les étudiants grands débutants sont donc de plus en plus nombreux. Elle souligne, plus généralement, les difficultés rencontrées alors en raison du défaut de maîtrise de la langue et de la grammaire françaises : il est urgent que cette maîtrise redevienne une priorité.
Estelle Manceau, trésorière de SLL, précise que les horaires de français au lycée, au collège et également dans le primaire, n’ont cessé de diminuer depuis des années pour être remplacés par des dispositifs qui ne permettent pas aux élèves d’acquérir les connaissances suffisantes pour maîtriser la langue. Elle fait aussi part du discours de culpabilisation tenu en cas de faible effectif en CPGE par certains personnels de direction qui opposent les enseignants les uns aux autres : les langues anciennes sont accusées de consommer des heures pour trop peu d’élèves au détriment des classes plus nombreuses. De telles positions n’encouragent pas le développement de la filière classique.
Monique Trédé, présidente de SEL, demande que l’on se penche sérieusement sur l’enseignement du français, terriblement mis à mal ces dernières années. Elle s’interroge sur le rôle de l’Inspection générale qui a été totalement muette sur la réforme, qu’il s’agisse de l’organisation des enseignements ou des programmes. Elle demande qu’on en finisse avec l’hypocrisie du système et que la langue française redevienne une priorité. Le but premier de l’école est l’acquisition des savoirs. Pour déceler les talents et fournir à tous des bases suffisantes, les efforts portant sur le primaire sont fondamentaux. L’allègement perpétuel des programmes ne favorise nullement l’égalité des chances. Le savoir doit être remis au centre de l’école et les efforts sur le primaire doivent être considérables.
Romain Vignest ajoute que, de l'enseignement de la grammaire à l'école primaire à la politique francophone de la France en passant par la place des langues anciennes au collège et au lycée, c'est la vitalité et le rayonnement de la langue française qui sont en jeu. Thierry Coulhon note le poids de l'argument.
Marie-Rose Guelfucci, présidente de l’APLAES, insiste sur la lisibilité dans le parcours collège-lycée-université : elle attire l’attention sur ce qui est proposé dans les établissements privés qui suppléent les manques du public. Elle dénonce le tarissement des pôles littéraires à l’heure actuelle dans les universités et, pour les langues anciennes, le risque imminent d’un manque de professeurs de latin et de grec, faute de candidats en nombre suffisant dans les filières du supérieur, car on rend les parcours difficiles dans le secondaire public et l’on ne soutient pas suffisamment les disciplines littéraires dans les universités. Les étudiants peuvent commencer les deux langues anciennes à l’université aujourd’hui. Elle réaffirme le besoin d’une volonté politique pour soutenir les langues anciennes. Pour éviter des moyens extrêmes (formation accélérée de professeurs de latin, par exemple, venant d’autres disciplines) qui viseraient à pallier le manque de professeurs de latin à un moment où l’enseignement des langues anciennes retrouve une véritable place, il faut repenser les formations universitaires pour les Lettres modernes notamment, qui peuvent parfois être amenés à enseigner le latin sans l’avoir présenté au CAPES (puisque cette langue n’est qu’une option parmi d’autres, et seulement à l’oral), voire, dans certains cas, sans l’avoir véritablement étudié dans leur cursus. Par ailleurs, l’opinion pense trop souvent que les formations Lettres classiques ont été fermées ou n’existent plus. Marie-Rose Guelfucci donne l’exemple du rassemblement 'Odyssée 24' qui, à l’occasion du Festival européen Latin Grec, a finalement eu lieu dans le monde entier pour lire un chant de l’Odyssée d’Homère, au choix, le 24 mars à 10h. Reprise dans le cadre de l’opération 'Lettres hors les murs' lancée par l’APLAES pour faire connaître à l’extérieur de l’université les formations littéraires (lectures, points d’information, points recherche) cette manifestation a, comme d’autres, suscité l’intérêt et la curiosité des auditeurs, qui ont posé des questions sur des formations qu’ils pensaient disparues. Nous avons besoin de retrouver plus de visibilité et un vrai soutien politique.
Thierry Coulhon sait que la filière est fragile. Le changement devrait pourtant être favorable à nos disciplines. Quand on s’intéresse aux grandes universités des autres pays, telles Oxford ou Columbia, les départements de classics sont incontournables. Nous insistons sur le lycée : les cours de latin et de grec ancien au lycée sont les seuls moments où les filières sont mélangées entres elles et n’ont pas de cours spécifique à leur dominante. L’échange entre élèves n’en est que plus intéressant car les points de vue ne sont pas les mêmes. Il faut garder cette spécificité. Nous mettons en avant également une réflexion nécessaire sur la filière littéraire : la précédente réforme, censée la revaloriser, a été un échec cuisant. Il faut poser les bases d’un nouveau parcours littéraire solide qui assure de nombreux débouchés dans le supérieur.
III. Supérieur
Florence de Caigny rappelle qu’une langue ancienne est obligatoire en CPGE AL, en plus de l’heure de culture antique. Les étudiants sont de plus en plus rares à choisir l’option Lettres classiques à l’issue de l’hypokhâgne car les formations du secondaire ne sont pas suffisamment assurées pour permettre de créer un vivier important de candidats et les étudiants sont trop souvent grands débutants dans les deux langues anciennes. Par voie de conséquence, la recherche et l’enseignement en souffrent.
Estelle Manceau souligne que la situation est particulièrement cruciale dans les petites CPGE : la seule option 'lettres classiques' en khâgne dans le 93 a des difficultés de recrutement, car de nombreux élèves n’ont étudié aucune des deux langues anciennes dans le pré-bac.
Marie-Rose Guelfucci signale les difficultés qu’entraîne l’éloignement des formations pour les étudiants et les incertitudes sur le maintien des filières qui les font s’inscrire en Lettres modernes parfois ou dans d’autres disciplines. Les bourses ne sont pas non plus suffisantes. Il faut garder une offre importante sur tout le territoire : ce ne sont pas seulement les filières de Lettres classiques qui sont en jeu et le vivier de chercheurs en langues anciennes, mais toutes les disciplines qui ont fondamentalement besoin du latin et du grec dans leur cursus et en recherche (histoire ancienne, histoire de l’art, philosophie, droit). Elle fait part des difficultés des chercheurs, jeunes et moins jeunes, souvent très brillants, pour obtenir un poste dans le supérieur, faute de moyens des universités (postes et chaires de latin et de grec, même internationalement reconnues, supprimées ou redéployées dans d’autres disciplines). Elle mentionne la place trop relative faite aux SHS dans les projets d’excellence (hors projets blancs).
Monique Trédé évoque le CNRS et les dispositifs de détachement qu’il permet, dispositifs qui, en lettres et sciences humaines sont souvent plus utiles que des postes pérennes.
Thierry Coulhon rappelle que l’université se gère elle-même. Les universités ne peuvent pas aujourd’hui ne pas tenir compte des effectifs mais elles peuvent aussi faire des choix. Thierry Coulhon évoque les grands pôles qui permettent de favoriser des disciplines à l’intérieur de l’université. Il revient sur les propos de Monique Trédé et assure que la place du primaire et le savoir au centre de l’école sont au coeur des préoccupations du Président de la République et du ministre.
François Martin souligne que dans les concours, l’agrégation de grammaire et l’agrégation de Lettres classiques indépendante sont maintenues mais le CAPES de Lettres classiques a été absorbé dans un CAPES de Lettres à options, qui fait disparaître progressivement la formation classique. L’APLAES comme la CNARELA avec le soutien des autres associations demandent le rétablissement du CAPES de Lettres classiques indépendant (la CNARELA et l’APLAES ont d’ailleurs voté plusieurs motions à ce sujet). Marie-Rose Guelfucci précise qu’une réflexion sur les parcours des étudiants de Lettres doit être engagée, en particulier autour de la question du latin.
Florence de Caigny intervient enfin sur l’agrégation ouverte aux docteurs, qui, en section Lettres modernes, ne comprend aucune épreuve de latin alors que l’agrégation externe impose une version. Elle signale l’absence de toute agrégation de Lettres classiques dans cette nouvelle voie d’accès, absence discriminante pour les docteurs en latin ou en grec.
Propositions
François Martin rappelle que les associations présentes ont pour but premier de promouvoir les enseignements de grec ancien, de latin et de français mais que les nombreuses attaques les obligent souvent à avoir une position défensive. Il reprend les propositions déjà présentées à l’ancien gouvernement, qui ne les a aucunement étudiées :
- un horaire revu de français dans l’ensemble de la scolarité en général, et en 6e en particulier où il faudrait consacrer 1h par semaine à la culture antique et aux langues qui la transmettent (en lien avec les thèmes d’histoire, entre autres) ; l’APLettres demande plus précisément une heure de latin pour tous dès ce niveau où l’enseignement de la grammaire flexionnelle vienne appuyer celui des fonctions et l’enseignement des racines celui du lexique français ;
- un enseignement du latin accessible à tous ceux qui le souhaitent en 5e, poursuivi sur l’ensemble du cycle 4 (5e, 4e, 3e) ;
- un enseignement du grec ancien ouvert dès la 4e (ou un horaire qui laisse une liberté sur le cycle 4 pour être modulé en fonction des projets locaux) ;
- faciliter l’accès aux langues anciennes au lycée et simplifier les parcours des élèves des différentes séries qui prennent ces options et ouvrir de nouvelles perspectives pour une filière littéraire qui soit renforcée ;
- que nos associations, les plus représentatives dans l’enseignement littéraire, soient associées aux futures réflexions pour les aménagements au collège, au lycée et dans le supérieur. Tous les collègues doivent être consultés. Nous n’acceptons plus les groupuscules formés d’'experts', qui trop souvent ne sont plus devant les élèves et ne tiennent aucun compte des remarques des professeurs qui sont sur le terrain.
Thierry Coulhon transmettra nos remarques à Christophe Kerrero, directeur de Cabinet du ministre.
Romain Vignest remet l’Appel de l’APLettres pour l’avenir des langues anciennes, signé par de nombreuses personnalités éminentes et nos associations en mai 2015. L’audience se termine à 16h30.

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2017/05/18 - Résultats du concours !

Le jury a rendu son verdict et nous sommes heureux de vous annoncer qu'ont été récompensés :
- dans la catégorie lycée : Jade Rosine (1er prix) et Caroline Lebreux, Mayalen de Vergnette, Emilie Nowacki et Noémie Helbling (accessits) ;
- dans la catégorie CPGE : Coralie Chapiteau et Emile Blanc (1er prix ex-aequo) et Théo Décamps, Mathilde Dutreuilh et Simon Zytka (accessits).
Retrouvez toutes les informations sur notre page Concours.

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2017/05/07 - SEL a écrit aux candidats à la Présidence de la République

Pendant la campagne présidentielle, SEL a écrit à différents candidats le texte cité ci-dessous. Tous ne nous ont pas répondu. Cependant, nous avons établi un contact que nous espérons constructif avec l'équipe du nouveau Président de la République, E. Macron.
Voici pour information le texte que nous avions envoyé :
L’Association SEL a été créée en 1992 pour lutter contre l’affaiblissement de l’enseignement de la langue et de la littérature résultant d’une suite de réformes menées avec acharnement et cohérence par les gouvernements de droite comme de gauche. Un exemple récent illustrant cet acharnement et cette cohérence : Luc Châtel supprime le CAPES de Lettres classiques et Najat Vallaud Belkacem supprime ces disciplines des programmes du collège !
Convaincus que l’avenir de la démocratie est étroitement lié à l’avenir de l’École et que, comme l’ont démontré en leur temps R. Boudon et M. Cherkaoui, la rigueur de la sélection scolaire avantage paradoxalement les élèves issus des milieux modestes, les membres de SEL souhaitent obtenir des candidats à l’élection présidentielle des engagements clairs sur les points suivants :
- Réaffirmer que la transmission du savoir est la mission principale de l’école, et restaurer l’autorité statutaire de ceux qui en ont la charge.
- Abroger la réforme du collège, qui retire plus de 500 heures de cours aux élèves sur le parcours 6e-3e.
- Rétablir dans le primaire, le collège et le lycée les heures d’enseignement du français perdues au fil des réformes.
- Recentrer l’enseignement primaire sur l’apprentissage de la lecture (par la méthode syllabique), l’écriture (par la maîtrise de l’orthographe, de la syntaxe et l’apprentissage du vocabulaire) et le calcul (maîtrise des 4 opérations, apprentissage des unités, formation à la logique, etc.).
- Recréer un CAPES de Lettres classiques avec des épreuves spécifiques de latin et grec et rendre à ces disciplines leur statut d’options.
- Considérer l’informatique comme un outil et non comme un remède miracle.

- Renvoyer devant des classes les 2/3 des 'permanents du ministère de l’Éducation.
- Réformer le corps de l’Inspection générale en prévoyant des détachements de durée limitée dans ce corps (5 ans par exemple).
Ainsi pourra-t-on espérer mettre fin à cet 'échec organisé' (Antoine Prost) de l’institution scolaire qui ne cesse de diminuer le nombre des jours de classe au profit des industries des loisirs et du tourisme et rendre l’'école de la République' à sa mission fondamentale, 'la promotion de tous et la sélection des meilleurs' ( Paul Langevin).

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2017/04/26 - Des nouvelles du concours !

À tous les candidats du concours Jacqueline de Romilly de la nouvelle, nous vous informons que les meilleures nouvelles ont été sélectionnées et transmises au jury, qui délibérera le 17 mai. Les lauréats seront informés rapidement après cette date. La remise des prix aura lieu le vendredi 9 juin à Paris, à l'Institut de France, quai de Conti.

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2017/04/26 - Pour les plus jeunes !

Nous vous signalons la parution d'un ouvrage dont l'objectif est de faire découvrir aux enfants l'origine des mots : Les petits mots d'Etymo, aux éditions Larousse.

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2017/03/15 - Réforme du latin : moins de latin pour tous !

Communiqué de presse commun aux associations
(APFLA-CPL ; APLAES ; APLettres ; CNARELA ; SEL ; SLL)
Le ministère a fait preuve d’une hypocrisie constante ces derniers mois en affichant le ''latin pour tous''. Des accusations éculées contre les langues anciennes - trop ''conservatrices'', ''élitistes'' et ''ségrégatives'' - ont en effet été resservies pour retirer à ces matières leurs horaires d'enseignement. Ces mesures d'économies ont visiblement eu un résultat, au vu des effectifs communiqués récemment par le ministère à la CNARELA : à la rentrée 2016, en 5e, plus de 6 000 élèves manquent à l’appel en latin, si l’on se réfère aux effectifs de la rentrée 2015.
La politique dont se vantait la ministre échoue donc de manière éclatante lors de cette rentrée qui a vu la réforme entrer en application. On sait dans quelles conditions elle a été préparée, en toute hâte, à marches forcées :
- explosion de la grille des horaires réglementaires (avec diminution des horaires de latin et de grec ancien de 50% en 5e et 30% en 4e et 3e) ;
- changement de l’intégralité des programmes d’enseignement de la 6e à la 3e ;
- disparition du latin et du grec ancien comme disciplines, transformées en ''enseignements de
complément'', absents des grilles réglementaires, alors qu’elles y avaient leur place lorsqu’elles étaient des disciplines optionnelles.
Les formations d’accompagnement, que le ministère a tant mises en avant, n’ont engendré qu’exaspération et désarroi auprès d’un public d’enseignants qui n’adhère pas à cette réforme, non pas qu’il soit réfractaire à tout changement, mais parce qu’il sait qu’elle ne résoudra aucun des problèmes du collège et en créera de nouveaux. Les enseignants du secondaire et du supérieur auraient souhaité être associés bien davantage à la conception même de la réforme, mais on les en a écartés, en leur refusant, entre autres exemples, de consulter l’ensemble des collègues de Lettres classiques sur les nouveaux programmes de latin et de grec ancien.
L’enseignement public est frappé de plein fouet par la perte d’élèves en latin (moins 4 920 élèves), le privé étant pour un moment encore bien loti (moins 1 451 élèves). Il faut préciser qu’il ouvre grand les bras pour récupérer les ouailles qui n’auraient pas encore succombé à ses appels après les réformes et refontes qui se succèdent depuis le début de ce siècle. La fuite dans le privé, que refuse de voir le ministère, est réelle. Car de nombreux établissements privés proposent ce que le public ne propose plus (comme en Bretagne, récemment, où une classe bilangue allemand sera financée pour son ouverture dans le privé en 2017, alors qu’elle a été fermée dans le public en 2016).
Pour mémoire, la publicité faite aux langues anciennes grâce à la mobilisation des professeurs de Lettres classiques avait fait augmenter le nombre d’élèves inscrits à la rentrée 2015 (presque 3 000 élèves latinistes en plus). Le grec ancien, dont beaucoup de nos politiques ne savent même plus qu’on l’enseigne toujours en collège, accusé de concerner peu d’élèves, de coûter trop cher, est pourtant en progression, comme ces dernières années (plus 1066 élèves dans le public). Voici la preuve que les discours des détracteurs des langues anciennes sonnent creux, et ont pour unique but de détruire des disciplines et de faire des économies au détriment des élèves. Les professeurs de Lettres classiques se sont battus pour conserver leurs sections de grec ancien, ou, plus rarement, ont pu en ouvrir une. Ils sont malheureusement peu soutenus par des chefs d’établissements qui sont souvent frileux (si ce n’est totalement opposés) à l’ouverture d’une langue ancienne qui ponctionne des moyens horaires, plus utiles ailleurs selon eux.
La ministre ignore complètement les conséquences de ses choix en matière d’éducation, qui se révèlent catastrophiques tant les collègues du secondaire sont épuisés. Elle croit qu’il suffit de dire pour faire, mais ne connaît rien aux réalités du terrain : sans moyens clairement fléchés et dédiés pour les langues anciennes, ces dernières sont toujours plus fragilisées. Or, ses services ont choisi de les financer sur une marge de fonctionnement, les reléguant ainsi bien loin derrière les dédoublements de classes nécessaires dans les disciplines de SVT ou de sciences-physiques par exemple. La ministre a continué d'entretenir l’illusion du maintien des horaires par la mise en place des pompeux ''Enseignements Pratiques Interdisciplinaires'' (EPI), dont celui de Langues et Cultures de l’Antiquité (LCA), qui ne comblent nullement le manque et font souvent apparaître la triste réalité de leur contenu lorsqu’ils ne sont pas assurés par un professeur de Lettres classiques, ce que les textes officiels permettent. Demande-t-on à des professeurs d’espagnol d’enseigner le chinois ?
Nous lançons donc un appel au Ministère de l’Éducation nationale pour qu’il reconsidère au plus vite la réforme du collège et prenne les mesures nécessaires pour la sauvegarde des langues anciennes :
- redonner au latin et au grec ancien le statut de disciplines, présentes dans les grilles réglementaires, accessibles à tous les élèves.
- donner des horaires clairement dédiés dans les dotations et ne plus faire du latin et du grec ancien des enseignements dépendant exclusivement de la marge horaire et du bon vouloir local.
- ouvrir le nombre de groupes nécessaires pour en dispenser l’enseignement à tous les élèves qui en font la demande, seul gage de démocratisation de ces enseignements, et cesser de trouver des moyens fortement discutables pour les en détourner.
- rétablir l’horaire de 2 heures de latin en 5e, puis, progressivement, des horaires de 3 heures en 4e et 3e pour le latin comme pour le grec. Les élèves ont besoin de temps pour s’imprégner d’une langue et d’une culture.
La volonté politique détermine la qualité de la formation des élèves et l’égalité des chances. Les associations soussignées demandent instamment que soit promu l’apprentissage des langues anciennes, véritable ouverture à une formation linguistique, culturelle et humaniste qui s’adresse à tous les élèves, et en particulier à ceux qui n’ont que l’école de la République pour réussir. Elles demandent que le ministère ne perde pas de vue l’adjectif accolé à son nom, nationale, et que soit réévaluée l’offre de formation publique proposée aux territoires abandonnés actuellement, soit parce qu’ils sont en banlieue, soit parce qu’ils sont en zone rurale. Mettre réellement en œuvre une politique des langues anciennes pour tous, c’est enfin mieux penser une éducation pour tous.

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2017/03/03 - Programme du colloque organisé par l'AFPEAH le 25 mars

Vous trouverez à cette adresse le programme d'un ambitieux colloque organisé par l'AFPEAH à Paris à propos de l'école.

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2017/02/28 - Assemblée générale de SEL et projet à soutenir

L'assemblée générale de notre association aura lieu le samedi 25 mars à Paris (14h30, plus de précisions à venir). L'orateur sera M. Charvet. Nous aurons aussi le plaisir de prendre des nouvelles de l'association Journées Découvrir l'Antiquité et nous ferons le point sur le concours Jacqueline de Romilly de la nouvelle (date limite de dépôt le 15 mars !).
Nous vous invitons à jeter un œil au projet de deux collègues bordelaises. Avis aux amateurs de vieilles pierres qui voudraient les soutenir et avis à ceux qui voudraient s'inspirer de cette belle énergie pour monter des projets similaires !

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