Sauvegarde des Enseignements Littéraires
254 chemin de la Faou nord - 83510 Lorgues

 
  menu_sel
Actualités
 
Une note sur les Humanités publiée par le Centre d'analyse stratégique
Les Humanités au cœur de l'excellence scolaire et professionnelle Lire la suite…
Postée le 17/03/2013
 

 

Qui sommes-nous ?




L'objet de S.E.L. est de soutenir l'ensemble des enseignements littéraires dans l'éducation des jeunes français, et plus particulèrement de redonner à l'éude des langues anciennes la place qu'elles avaient su garder dans notre enseignement jusqu'à ce que le ministère de l'Éducation les mette gravement en péril.

Qui parle de sauvegarde suppose une vie et des valeurs en danger : les études littéraires sont menacées dans leur vie même. La crise existait depuis déjà bien des années; elle a été précipitée par diverses réformes obéissant toutes aux mêmes vues à court terme, et bouleversant en fait tout l'enseignement français de la maternelle à l'agrégation. Des protestations se sont élevées de toutes parts : il faut que le pays soit informé du danger et fasse entendre clairement que ces problèmes ne concernent pas le seul milieu universitaire.
Plus directement menacées, les études anciennes se remettent mal des coups qui leur ont été portés, et, même quand des gouvernants bien inspirés se sont attachés à les redresser, on s'est heurté trop souvent à un utilitarisme aveugle. Et pourtant ces enseignements qui occupaient une place essentielle dans la tradition européenne ont aussi une valeur formatrice générale, qui compte pour la maîtrise de la langue française et la compréhension de notre littérature, de même que pour l'acquisition raisonnée des autres langues.

Enfin, dans le domaine du français, on constate depuis un certain temps une régression inquiétante. Langue de bois et pédantisme s'ajoutent à la simple ignorance des mots et des constructions. Tous se plaignent de l'incapacité de trop de jeunes à s'exprimer. Même pour des élèves qui, finalement, appartiendront aux filières scientifiques et entreront dans des métiers qui n'ont rien de littéraire, il est vain de croire que l'enseignement de la simple communication peut remplacer l'enseignement des Lettres et offrir les mêmes perspectives. La littérature mûrit l'esprit, élargit l'expérience et aide à vivre. Au reste, à notre époque de réadaptation perpétuelle, une formation de base solide reste un atout plus sûr qu'une formation spécialisée, toujours à revoir. Nous souhaitons que les élèves des collèges et des lycées aient la possibilité effective d'étudier les langues anciennes, s'ils le désirent, dès la 6ème et que, dans l'enseignement supérieur, les étudiants qui se consacrent aux disciplines littéraires reçoivent une formation riche de tout un passé qui s'exprime dans les littératures anciennes et dans l'ensemble de la littérature française: la valeur dynamique et vivifiante de cette connaissance est aujourd'hui plus nécessaire que jamais.


Membres du Conseil :

Marc Fumaroli, de l'Académie française, président d'honneur
Paul Demont, professeur à la Sorbonne, président d'honneur
Monique Trédé, professeur émérite à l'Ecole Normale Supérieure, présidente
Alain Michel, de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, professeur émérite à la Sorbonne, vice-président
Michel Zink, secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, professeur au Collège de France, vice-président
Michel Buttet, professeur au lycée Hélène Boucher, Paris, vice-président
Sabine Schneider, professeur agrégée, secrétaire générale
Emmanuèle Blanc, professeur de Première supérieure au lycée Louis-le-Grand, Paris, trésorière
Pierre Brunel, professeur émérite à la Sorbonne
Régis Debray, professeur à l'université de Lyon
Erik Orsenna, de l'Académie française
Laurent Pernot,  de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, professeur à l'université de Strasbourg 



   
 
   
  accueilmentions légalesplan du sitecontactez-nous

© 2007-2013 - S.E.L. - tous droits réservés - réalisation : mathias