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Qui sommes-nous?


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L'association S.E.L. (Sauvegarde des Enseignements Littéraires) a été fondée par Jacqueline de Romilly en 1992. L'objet de S.E.L. est de soutenir l'ensemble des enseignements littéraires dans l'éducation des jeunes français, et plus particulièrement de redonner à l'étude des langues anciennes la place qu'elles avaient su garder dans notre enseignement jusqu'à ce que la multiplication des réformes les mette gravement en péril.

Qui parle de sauvegarde suppose une vie et des valeurs en danger : les études littéraires sont menacées dans leur vie même. La crise existait depuis déjà bien des années ; elle a été précipitée par diverses réformes obéissant toutes aux mêmes vues à court terme, et bouleversant en fait tout l'enseignement français de la maternelle à l'agrégation. Des protestations se sont élevées de toutes parts : il faut que le pays soit informé du danger et fasse entendre clairement que ces problèmes ne concernent pas le seul milieu universitaire. Plus directement menacées, les études anciennes se remettent mal des coups qui leur ont été portés, et, même quand des gouvernants bien inspirés se sont attachés à les redresser, on s'est heurté trop souvent à un utilitarisme aveugle. Et pourtant ces enseignements qui occupaient une place essentielle dans la tradition européenne ont aussi une valeur formatrice générale, qui compte pour la maîtrise de la langue française et la compréhension de notre littérature, de même que pour l'acquisition raisonnée des autres langues.

Enfin, dans le domaine du français, on constate depuis un certain temps une régression inquiétante. Langue de bois et pédantisme s'ajoutent à la simple ignorance des mots et des constructions. Tous se plaignent de l'incapacité de trop de jeunes à s'exprimer. Même pour des élèves qui, finalement, appartiendront aux filières scientifiques et entreront dans des métiers qui n'ont rien de littéraire, il est vain de croire que l'enseignement de la simple communication peut remplacer l'enseignement des Lettres et offrir les mêmes perspectives. La littérature mûrit l'esprit, élargit l'expérience et aide à vivre. Au reste, à notre époque de réadaptation perpétuelle, une formation de base solide reste un atout plus sûr qu'une formation spécialisée, toujours à revoir. Nous souhaitons que les élèves des collèges et des lycées aient la possibilité effective d'étudier les langues anciennes, s'ils le désirent, dès la 6ème et que, dans l'enseignement supérieur, les étudiants qui se consacrent aux disciplines littéraires reçoivent une formation riche de tout un passé qui s'exprime dans les littératures anciennes et dans l'ensemble de la littérature française: la valeur dynamique et vivifiante de cette connaissance est aujourd'hui plus nécessaire que jamais.

Membres du Conseil (2014) :
Marc Fumaroli, de l'Académie française, président d'honneur.
Paul Demont, Professeur à l’Université Paris-Sorbonne, président d’honneur.
Monique Trédé, Correspondant de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, présidente.
Michel Zink, Professeur au Collège de France, vice-président.
Sabine Schneider, professeur agrégée, secrétaire générale.
Emmanuèle Blanc, professeur en CPGE, trésorière.
Michel Buttet, professeur agrégé.
Régis Debray, professeur émérite à l'université Lyon III.
Erik Orsenna, de l'Académie française.
Laurent Pernot, Professeur à l'Université de Strasbourg, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres.
Marion Bellissime, Fondation Thiers-CNRS, Bordeaux 3.
Victor Gysembergh, Doctorant, Université de Reims Champagne Ardenne.
Guillemette Mérot, Doctorante, Université Paris Sorbonne.


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